🏠 Réméré

Fiscalité de la vente à réméré : le guide complet

🔒 Données 100% confidentielles
·
Réponse sous 48h
·
Accompagnement notarial inclus
·
📋 Sans engagement

📌 Points essentiels à retenir

  • La vente à réméré est fiscalement avantageuse : les impôts payés à la vente sont remboursés si la faculté de rachat est exercée.
  • Les frais de notaire au rachat sont réduits à 125 € fixes (au lieu de ~7,5 % en cas de vente classique).
  • L'exonération d'impôt sur la plus-value s'applique si le bien est la résidence principale du vendeur.
  • Pendant la durée du réméré, le bien est exclu du patrimoine imposable à l'IFI du vendeur.

Fiscalité réméré : un avantage fiscal méconnu des propriétaires en difficulté

La fiscalité de la vente à réméré est souvent perçue comme un frein, alors qu'elle constitue en réalité l'un des atouts majeurs de cette solution financière. Contrairement à une vente classique, la vente avec faculté de rachat bénéficie d'un régime fiscal particulièrement clément au moment du rachat — avec seulement 125 € de frais fixes. Comprendre ce régime fiscal est essentiel avant de signer tout contrat.

La vente à réméré, inscrite aux articles 1659 à 1673 du Code civil, permet à un propriétaire en difficulté financière de vendre temporairement son bien immobilier tout en conservant la faculté de le racheter dans un délai défini. Cette opération répond à une urgence : accéder à des liquidités quand les banques ont dit non. Elle comporte un coût global — environ 15 % du prix du bien par an — mais sa fiscalité réserve plusieurs bonnes surprises, notamment lors du rachat.

Quels coûts fiscaux sont inclus dans la vente à réméré ?

Avant d'analyser le régime fiscal en détail, faisons un point sur l'ensemble des charges associées à une vente à réméré :

  • Une indemnité d'occupation comprise entre 5 % et 12 % du prix de vente versée pendant la durée du contrat
  • Les frais de rachat lors de l'exercice de la faculté de rachat
  • Les honoraires d'un expert immobilier pour l'estimation du bien
  • Les frais de notaire (à la charge de l'acquéreur à la vente)
  • Les droits d'enregistrement et la taxe sur la publicité foncière
  • Une éventuelle imposition sur la plus-value
  • Un éventuel impact sur l'Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI)

Pour comparer en détail le coût d'une vente à réméré par rapport à une saisie immobilière, des exemples chiffrés sont disponibles. Ce comparatif montre que le réméré, malgré son coût apparent, reste bien en dessous du coût d'une saisie.

Fiscalité lors de la vente du bien : ce que paye l'acquéreur

La vente à réméré est, juridiquement, une transaction immobilière à part entière. Elle est donc soumise à la même fiscalité qu'une vente classique. Cette précision est importante : ce n'est pas un crédit, mais une cession de propriété temporaire.

Les frais de notaire restent à la charge de l'acquéreur

Comme pour toute vente immobilière, les frais de notaire sont intégralement supportés par l'acquéreur. Ces frais comprennent :

  • Les droits d'enregistrement
  • La taxe sur la publicité foncière
  • Les émoluments du notaire

Conformément à l'article 1961 du Code général des impôts, ces frais ne seront pas restitués une fois le contrat de réméré terminé. C'est l'acquéreur qui les assume définitivement, qu'il y ait exercice de la faculté de rachat ou non.

L'impôt sur la plus-value : même règles qu'une vente ordinaire

L'imposition sur la plus-value immobilière s'applique à la vente à réméré dans les mêmes conditions qu'une vente classique. Le vendeur est exonéré si l'une de ces situations s'applique :

  • Il s'agit de la résidence principale du vendeur
  • La vente d'une résidence secondaire vise à financer l'achat d'une résidence principale dans les deux ans
  • Le bien est détenu depuis plus de 30 ans
  • Le prix de vente est inférieur à 15 000 €
  • Le vendeur est non-résident en France

Dans la plupart des cas de réméré, il s'agit de la résidence principale du vendeur — ce qui signifie que l'exonération de plus-value s'applique automatiquement. C'est l'un des avantages fiscaux implicites de cette solution.

Le grand avantage fiscal : le remboursement des impôts au rachat

C'est ici que la fiscalité du réméré révèle tout son intérêt. Lorsque le vendeur exerce sa faculté de rachat, le contrat de vente est considéré comme résolu — pas comme une nouvelle vente. Concrètement :

  • Le rachat ne génère pas une nouvelle transaction immobilière
  • Les frais de notaire au rachat sont réduits à un forfait fixe de 125 € (au lieu de 7,5 % en cas de vente-rachat classique)
  • Les impôts et taxes payés lors de la vente initiale sont remboursés dès lors que certaines conditions sont respectées

L'article 680 du Code général des impôts est très clair à ce sujet : l'exercice de la faculté de rachat déclenche le remboursement des droits d'enregistrement et de la taxe de publicité foncière préalablement acquittés.

Les 3 conditions indispensables pour bénéficier du remboursement

Pour que ce remboursement s'applique, le contrat de réméré doit impérativement comporter les éléments suivants :

  1. La faculté de rachat doit être stipulée comme une clause résolutoire dans le contrat
  2. La durée du contrat et le prix de rachat doivent être précisés distinctement
  3. Le contrat doit être signé devant notaire (acte authentique) ou constituer un acte sous seing privé régulier

Si ces conditions ne sont pas respectées, le rachat sera requalifié en nouvelle vente et soumis aux droits habituels — soit environ 7,5 % du prix pour un particulier. C'est pourquoi il est indispensable de passer par un organisme de réméré sérieux qui s'assure de la conformité du contrat.

IFI et vente à réméré : une exclusion temporaire du patrimoine imposable

L'Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) concerne les patrimoines immobiliers nets supérieurs à 1,3 million d'euros. Pour les vendeurs soumis à cet impôt, la vente à réméré présente un avantage spécifique.

Pendant la période de réméré

Dès lors que le bien est vendu à l'acquéreur, il sort du patrimoine du vendeur. Il n'est donc plus comptabilisé dans l'assiette IFI du vendeur pendant toute la durée du contrat. Pour des patrimoines importants, cela peut représenter une économie fiscale significative sur les années de détention.

Au moment du rachat

Lorsque le vendeur exerce sa faculté de rachat et récupère la propriété, le bien est à nouveau intégré dans son patrimoine imposable à l'IFI. Cette réintégration est automatique et logique : le vendeur redevient pleinement propriétaire.

Si la faculté de rachat n'est pas exercée

Dans le cas où le vendeur ne peut pas — ou ne souhaite pas — racheter son bien, c'est l'acquéreur qui devient définitivement propriétaire. Son assiette IFI augmente alors en conséquence. Cette situation doit être anticipée dès la signature du contrat.

Avantages fiscaux du réméré : comparaison avec d'autres solutions

Mis en perspective avec d'autres solutions pour propriétaires en difficulté, le réméré se distingue sur le plan fiscal :

  • Vs vente classique puis rachat : deux fois les frais de notaire (environ 14-15 % au total) contre seulement les frais initiaux + 125 € en réméré
  • Vs saisie immobilière : lors d'une saisie, le propriétaire perd tout sans récupérer les taxes — le réméré permet au moins de les récupérer si le rachat est exercé
  • Vs portage immobilier : les structures fiscales sont similaires, mais le réméré est encadré par le Code civil depuis des siècles — la sécurité juridique est maximale

Les avantages de la vente à réméré vont donc bien au-delà du simple accès aux liquidités : la fiscalité allégée au rachat en fait une solution plus économique qu'il n'y paraît.

FAQ

Non. La résidence principale est exonérée d'impôt sur la plus-value quelle que soit la durée de détention. Cette exonération s'applique intégralement à la vente à réméré, ce qui constitue un avantage fiscal majeur pour la grande majorité des vendeurs.

Les frais de notaire au moment du rachat sont réduits à 125 € fixes, sous réserve que le contrat respecte les conditions de l'article 680 du CGI (clause résolutoire, durée et prix précisés, acte notarié). C'est l'un des avantages fiscaux les plus concrets de la vente à réméré.

Oui, si vous exercez votre faculté de rachat dans le délai prévu au contrat et que ce contrat contient bien la clause résolutoire avec prix et durée précisés. En revanche, si vous n'exercez pas la faculté de rachat, ces droits restent définitivement acquis par l'État.

Non, pendant toute la durée du contrat de réméré, le bien sorti de votre patrimoine n'est plus inclus dans votre assiette IFI. Il y sera réintégré uniquement si vous exercez votre faculté de rachat.

Si la faculté de rachat n'est pas exercée, la vente devient définitive. L'acquéreur devient propriétaire à titre définitif et son assiette IFI augmente. Le vendeur perd le bénéfice du remboursement des droits d'enregistrement. Il est donc crucial d'évaluer sa capacité de rachat avant de signer.

Manuel Martin
Manuel Martin
Expert en solutions immobilières alternatives · My Legacy
Spécialiste de la vente à réméré et des solutions pour propriétaires en difficulté, Manuel accompagne des centaines de familles chaque année dans la restructuration de leur patrimoine immobilier.
Mis à jour le 12 avril 2026
Avertissement : Les informations présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, fiscaux, juridiques ou d'investissement. Les auteurs et l'équipe du site ne sont pas des conseillers financiers et ne prétendent pas l'être. Nous nous efforçons de présenter des informations précises et à jour, mais nous ne pouvons garantir l'exactitude ou l'exhaustivité de toutes les informations disponibles sur notre site.
menu-circlecross-circle